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14 - La Grande Arche


(Texte original)

LA GRANDE ARCHE


Par sa position exceptionnelle sur l'Axe Historique de Paris, le site de la Tête Défense a connu des fortunes diverses au fil de l'aménagement du quartiers d'affaires.

Oublié dans le premier plan d'aménagement, il fut par la suite l'objet de la sollicitude des chefs d'état qui se succédèrent à l'Elysée.
Un projet signé Peï retint l'attention du Général de Gaulle, puis Aillaud pour le Président Pompidou et enfin Willerval pour Valéry Giscard d'Estaing.

A son arrivée au pouvoir, François Mitterrand fit table rase du passé et inscrivit "Tête Défense" dans le cadre de ses grands projets d'architecture. L'EPAD lança en 1982 un concours international d'architecture. 424 architectes du monde entier présentèrent un projet. Le jury en retint quatre qu'il présenta au Président de la République. L'un d'entre-eux s'imposa par sa force, sa simplicité, sa pureté. Le concours était anonyme et lorsqu'on ouvrit l'enveloppe, on découvrit le nom d'un architecte danois quasi inconnu : Johan Otto von Spreckelsen.

15 - La Grande Arche (suite)



Pour construire les 35 étages de l'Arche, il eut à vaincre de nombreuses difficultés qui se transformèrent en autant de performances. Par exemple, ce cube creux de 100 m de côté a été conçu comme une mégastructure indépendante. Elle repose sur 12 piliers qui supportent les 300.000 tonnes du bâtiment ; intercalées entre les piliers et la mégastructure, des plaques de néoprène absorbent les vibrations et les variations dimensionnelles. Les façades extérieures sont couvertes de 2.800 panneaux en vitre optique (sans déformations des reflets). Chacun pèse (et coûte) l'équivalent d'une petite voiture : il a fallu trouver une technique pour les faire tenir de manière invisible. Les poutres en béton précontraint de 70 m supportant le toit d'un hectare ont été coulée à 110 m de haut, avec une précision de l'ordre du millimètre. Leur fabrication a nécessité l'invention d'un béton spécialement résistant à base de fumée de silice.

L'Arche n'est pas totalement de face par rapport à l'Axe. Cette inclinaison a été voulue par l'architecte : il désirait que l'on comprenne le volume cubique en apercevant une face intérieure et extérieure. L'angle choisi est de 6,3° le même que celui du Louvre où commence l'Axe. Le sens de l'inclinaison a été dicté par l'emplacement des piliers au sol qui est encombré de routes et voies ferrées.

Le destin voulut que von Spreckelsen ne vit pas l'achèvement de son œuvre. La maladie l'emporta en 1987. Paul Andreu, architecte attitré des Aéroports de Paris avait été nommé mandataire français de la maîtrise d'œuvre pour assister l'architecte danois. Il mena seul le chantier jusqu'à son terme.

Commencée en 1985, l'Arche a été inaugurée le 14 juillet 1989 pour le bicentenaire de la Révolution française. Monument architectural, la Grande Arche a aussi une force symbolique marquée par la présence dans son toit de la Fondation "L'Arche de la Fraternité" dépendant des Droits de l'Homme.

Identique vue de l'ouest comme de l'est, la Grande Arche a pesé lourd dans la décision de poursuivre l'aménagement de l'espace qui va de ses pieds à la Seine à Nanterre. Déjà, en 1983, Von Spreckelsen  écrivait de manière prémonitoire dans la présentation de son projet : "La Grande Arche est un cube ouvert, une fenêtre sur le monde, comme un point d'orgue provisoire sur l'avenir".

17 - AIG, Résidence Lorraine

 

 

 

AIG (AQUITAINE)

34.000 m2 - 27 étages - 115 m.

Arsène-Henry (frères) et Schoeller

1967

Conçue pour le groupe Aquitaine par les frères Arsène-Henry et B. Schœller, cette tour de 34.000 m2 a été construite en 28 mois. C'est la première tour de bureaux de La Défense réalisée selon le plan-masse et le gabarit de l'EPAD : 24m par 42 m. au sol pour une hauteur de 115 m. Courant le long de la façade, les poteaux porteurs en béton blanc font saillie. Ornés de pointes de diamant losangées qui accrochent la lumière, ces pilastres alternent avec les bandes vitrées plus sombres. Les gratte-ciels étaient très nouveaux et beaucoup d'employés craignaient de venir travailler si haut. Aussi, les commanditaires ont voulu que les bureaux soient confortables, bien isolés phoniquement, pas trop vitrés (le vertige...) et constituent autant "d'abris" sécurisants. De plus, ils ont fait installer une salle de sports avec sauna, une coopérative, et même des salons de repos et de musique... des équipements d'avant-garde à l'époque.




RESIDENCE LORRAINE

112 logements H.L.M. - 4 étages

Camelot et Finelli

1969

Ce bâtiment est le premier immeuble de logements à avoir été construit à l'intérieur du Quartier d'Affaires. Il est conforme en tous points aux principes édictés en 1964 par l'EPAD pour ce type d'occupation : pas plus de 4 niveaux, un plan presque carré aéré en son centre par un vaste patio paysager, une construction sur pilotis laissant libre accès au piétons et aux regards. Ces 112 logements HLM ont été livrés en 1969. Son architecte, Robert Camelot, a joué sur le contraste entre le béton clair brut de décoffrage des loggias en saillie et le fond des balcons recouverts de grés émaillé de couleur foncée : une dominance des lignes horizontales ressort ainsi avec vigueur de la façade.

 

Luc et Xavier Arsène-Henry (frères) et Schoeller

Elèves de l'atelier Gomort-Arretche, les frères Xavier et Luc Arsène-Henry obtiennent leurs diplômes DPLG en 1946 et 1948 avec mention très bien. Puis, ils consacrent quarante années de leur vie professionelle à appliquer à toutes leurs constructions les techniques de mise en œuvre des bétons de ciment blanc. À La Défense, la tour AIG est réalisée avec ce matériau (coulé en place), tout comme les structures et les façades en panneaux préfabriqués des immeubles Minerve.




16 - Bellini, Roussel-Hoechst

BELLINI

593 logements HLM 

De Mailly

1957

Cet ensemble de 593 logements HLM construit à l'entrée du quartier d'Affaires est le premier réalisé sur le site de La Défense puisqu'il a été terminé en 1957, avant même que l'EPAD ne soit créé. Conçu par J. de Mailly, cet immeuble constitue (avec la tour Roussel-Hoechst) la seule concrétisation du premier plan masse de La Défense dessiné par les architectes du CNIT. Modernes pour l'époque, certaines façades à ossature apparente sont composées de panneaux préfabriqués à joints visibles ; la géométrie de ces éléments joue un peu la manière d'un tableau de Mondrian. D'autres façades semblent rayées par une alternance régulière de lignes horizontales claires et sombres : ce sont les coursives extérieures qui desservent les appartements. Aujourd'hui, la petitesse des surfaces, la faible isolation, les couloirs de 100 mètres rendent une réhabilitation nécessaire.



ROUSSEL-HOECHST ( NOBEL)

33.500 m2 - 34 étages

De Mailly et J. Depussé

1966

Les 105 mètres du noyau central en béton de la tour Nobel ont été construits en seulement 6 semaines et les premiers occupants s'installèrent 14 mois plus tard (1966)... Une performance remarquable à l'époque pour le tout premier "gratte-ciel" érigé à La Défense. Cette tour a été commandée avant la création de l'EPAD par la Centrale de Dynamite (Nobel) à Jean de Mailly. Elle intégrait tous les automatismes et techniques les plus modernes (ascenseurs, chauffage, relais électrogènes...). La protection incendie a été particulièrement étudiée. Par exemple, la centrale de chauffe au gaz se trouve au dernier étage où elle voisine avec une réserve d'eau de 120 tonnes et ... un restaurant privé. Les 28 étages identiques ont des cloisons totalement démontables : tous les fils et prises sont encastrés dans le sol. Toujours aussi élégantes, les façades en panneaux vitrés aux angles arrondis finement sertis de métal n'ont pas pris une ride malgré leurs 30 ans.


18 - Aurore, Vision 80

 

 

AURORE

28.500 m2 - 29 étages

Damery, Vetter, et Weil

1970

Contrairement à beaucoup d'autres tours aux structures verticales, c'est un parti d'horizontalité qui a été pris pour la Tour Aurore. Ses concepteurs, les architectes Damery, Vetter et Weil ont conçu une tour sans point porteur en façade : c'est pourquoi, à chaque étage, le vitrage doré forme une bande continue, y compris aux angles qui sont légèrement arrondis. De l'intérieur, ces baies permettent une vue panoramique quasiment sans obstacles. Sous le vitrage de chaque étage, une allège inclinée en béton blanc et lisse déborde largement de la façade : elle camoufle les gaines de climatisation et les canalisations, tout en assurant un rôle de pare-soleil. Vues depuis le pied de la tour, ces allèges cachent complètement les bandes vitrées, lui donnant ainsi un tout autre aspect. En 1993, le hall d'accueil a été entièrement redécoré et l'intérieur rendu plus modulable et mieux adapté aux conditions de travail actuelles.



VISION 80


236 logts - 2 immeubles 7 et 14 étages

Frieschlander, Jouve, et Mamfredos

1973

Bordant l'esplanade, protégé du bruit du boulevard circulaire par les tours de bureaux, ces deux immeubles en L jouissent d'un emplacement privilégié qui a été mis en valeur par les architectes Frieschlander, Jouve, et Mamfredos. Montés sur pilotis, les deux bâtiments dégagent complètement la dalle. L'étage technique comprenant les distributions et les caves se remarque par sa forme originale de carène en béton brut de décoffrage. Les duplex et triplex occupent les derniers étages. De nombreux d'appartements jouissent d'une vue sur le jardin intérieur, mais les appartements de prestige bénéficient de terrasses accessibles aménagées en jardins privatifs. Les parties inaccessibles des toits ont été décorées de jardins minéraux. Vus du haut des tours, ces toits participent à l'ambiance générale de l'esplanade.


Jean-Pierre Jouve, Frieschlander et Mamfredos


Diplômé de l'Ecole Spéciale d'Architecture en 1951, Jean-Pierre Jouve a toujours été passionné par le patrimoine ancien, ce qui lui vaut d'être Architecte en Chef des Monuments Historiques depuis 1970 et d'avoir été chargé de plusieurs secteurs sauvegardés importants. Néanmoins, il a réalisé de nombreux immeubles de logement, principalement à Paris et en région parisienne où son soucis d'intégration architecturale dans le contexte urbain est exemplaire. A La Défense, il a pu donner libre cours à son sens de la modernité avec Vision 80 qu'il a réalisé en collaboration avec Frieschlander et Mamfredos.

19 - Défense 2000, Assur

 

DEFENSE 2000

308 logements - 46 étages

Proux, De Mones et Srot

1974

Les 45 étages de Défense 2000 en font la tour d'habitation la plus élevée de France. En lisière du quartier d'affaires, son isolement relatif lui offre des vues exceptionnellement dégagées, sans vis à vis. Au sommet, à 130 mètres du sol, une galerie panoramique permet aux résidents de jouir d'un des plus beaux panoramas de la région parisienne. Les architectes Proux, De Mones et Srot ont apporté un soin attentif à l'isolation thermique et phonique. Ils ont prévu quelques appartements d'exception en duplex aux derniers étages.

ASSUR


68.000 m2 - 39 étages

Dufau, Stenzel et Dacbert

1974

La forme en étoile à 3 branches de la tour Assur symbolise la fusion de trois compagnies d'assurance en une seule, l'Union des Assurances de Paris. Pour regrouper 5.000 employés, l'UAP avait besoin d'occuper 65.000 m2 de bureaux, la surface de deux tours de première génération, mais elle a demandé à ce qu'elles n'en fasse qu'une. C'est pourquoi sa hauteur (193 m) est le double de celle des tours de la première génération (100 m). Cette tour unique était nécessaire pour la gestion complexe des dossiers d'assurance. Par exemple, les 13 monte-charges et monte-dossiers étaient plus utilisés que les 20 ascenseurs destinés aux personnes avant la généralisation de l'informatique. L'architecte Pierre Dufau et ses associés ont résolu le difficile problème des fondations posé par les 80.000 tonnes de cette tour par un radier-caisson de 4,6 mètres de hauteur. La façade en aluminium et les doubles vitrages jouent sur un camaïeu de couleur bronze.


Pierre Dufau, Jean-Pierre Dacbert, Amsler et Stenzel


Pierre Dufau, architecte BCPN, Jean-Pierre Dacbert, architecte DPLG et leurs associés ont étudié et réalisé des projets très divers, tant en France qu'à l'étranger. Des édifices prestigieux tels le Palais de la Présidence à Abidjan, le Royale Belge à Bruxelles, l'Institut Bolivien de Biologie d'Altitude à La Paz, alternnt avec des réalisations françaises comme des centres de recherche pour l'Institut Pasteur à Paris et Marne-la-Coquette, l'immeuble Publicis aux Champs-Elysée, ou les sièges sociaux de plusieurs banques à Paris. A La Défense, ils réalisent les tours Septentrion, Assur et CB 32.

20 - Framatome (Fiat), GAN (Merril) Abramovitz

 

FRAMATOME (FIAT)


125.000 m2 - 46 niveaux

Skidmore et associés, Saubot, Jullien,

1974

Noir et lisse, comme pétrifié dans le verre, ce monolithe très pur dans sa simplicité apparente a été dessiné par l'architecte américain Skidmore et ses associés. La façade porteuse en béton armé est revêtue de granit noir et de glaces fumées à peine marquées par des profils noirs. Les fenêtres fixes deviennent de plus en plus larges avec l'altitude : cette "perspective à l'envers" a été voulue pour diminuer l'impression de hauteur et d'écrasement ressentie par le piéton.Terminée en 1974, elle est l'une des tours les plus représentatives de la 2ème génération, avec son noyau central abritant les ascenseurs rapides et ses "plateaux paysagers" -des espaces sans cloisons- très à la mode à l'époque. C'est la tour la plus haute de La Défense. Le 44ème étage, perché à 227 m. NGF, abritait le luxueux appartement de M. Agnelli, PDG de FIAT, firme qui donna son nom à la tour jusqu'en 1995.



GAN


70.500 m2 - 44 étages

Abramovitz, Harrison et associés

1974

Au printemps 1972, les parisien voient se dresser un bâtiment à droite de l'Arc de Triomphe, dans la perspective de l'Axe Historique : la tour GAN. Durant l'été, les journaux profitent de cette intrusion de La Défense dans le ciel parisien pour mener une campagne anti-tour. Il est même question de la raccourcir. Il est vrai qu'avec ses 187 mètres et ses 42 étages, la tour GAN est très présente à l'avant-scène du quartier d'affaires. Elle bénéficie d'une vue imprenable et sa forme en croix permet d'offrir ce panorama à un maximum d'occupants. Les architectes new-yorkais Abramovitz, Harrison et leurs associés ont choisi d'utiliser la technique du mur-rideau pour la façade. Elle est habillée d'allèges en aluminium anodisé et de verre teinté, matières qu'ils ont cherché à unifier en une même couleur vert foncé. 

 

 Abramovitz

 

Skidmore

 



21 - Ariane (Générale), Manhattan

 

ARIANE (GENERALE)


63.000 m2 - 36 étages

De Mailly et Zammit

1975

Terminée en décembre 1975, cette tour de 33 étages a été conçue par Jean de Mailly. Il a encore amélioré la souplesse d'aménagement intérieur qui a fait le succès de sa tour Nobel. De plus, la forme allongée et le noyau central excentré de la tour Ariane permettent de créer des bureaux cloisonnés de profondeurs différentes, mais qui bénéficient presque tous d'une fenêtre. Toutes les tours n'offrent pas autant de bureaux bénéficiant d'une lumière "de premier jour". Un des reproches faits aux premiers immeubles de grande hauteur est le coût des charges : les promoteurs ont donc cherché ici à les réduire aux maximum, malgré une climatisation perfectionnée et une batterie de 18 ascenseurs pour 22 personnes (400 personnes en même temps!). La façade est composée d'un simple module métallique dont la juxtaposition non jointive créé un décor rythmé.



MANHATTAN


80.142 m2 - 32 étages

Herbert et Proux

1975

Pour concilier les exigences en hauteur du plan masse de 1964 et proposer une surface de plancher double d'un seul tenant, deux tours ont été jumelées pour ne faire qu'une. Le décalage initial des deux tours sur le plan a été judicieusement mis à profit par les architectes Herbert et Proux pour créer cette forme originale en courbes douces qui rompt pour la première fois avec l'orthogonalité des autres tours. Des portiques de 15 mètres reliés au noyau central portent les planchers qui offrent 2.450 m2 presque sans poteaux. En revanche, la façade ne porte rien : c'est juste une "peau" entièrement en verre aux reflets dorés et changeants. Les joints sont d'une grande finesse et la précision nécessaire à leur pose est de l'ordre du millimètre. Cette tour donne toujours une impression de luminosité et de légèreté malgré sa masse imposante.


Michel Herbert et Proux


Depuis 1968, Michel Herbert et son équipe ont réalisé à travers le monde une liste impressionnante de plusieurs centaines d'opérations touchant tous les domaines (bureaux, habitat, industrie, enseignement et recherche, santé...) dont la superficie se compte en millions de mètres carrés. Mais que ce soit le Grand Pavois dans le 15ème à Paris ou le luxueux siège social d'AXA, la Caisse d'Allocations Familliales rue Jean-Jaurès ou le Lycée de Rosny-sous-Bois, chaque réalisation est très différente, faisant preuve d'une grande créativité, du même soin du détail et de la finition, et surtout, d'une modernité indémodable, à l'image de la Tour Manhattan qui a déjà plus de 20 ans.



22 - Ibis/Novotel, Les Damiers, CES des Renardières

 


NOVOTEL/IBIS, LES DAMIERS

Hôtels, 4 bâtiments -12 étages

Binoux, Folliasson, A. et H. Kandjian - 1976-1984

Binoux et Folliasson ont conçu de nombreuses opérations sur le quartier du Parc et le quartier d'Affaires. En particulier, ils ont édifié tout l'ensemble immobilier que l'on voit à droite, au sortir du pont de Neuilly. Le premier bâtiment abrite l'hôtel NOVOTEL (282 chambres) et l'hôtel IBIS (134 chambres). Il se remarque par sa façade originale en chevrons d'aluminium satiné. Juste derrière se trouvent les résidences Harmonie (134 logements) et Orion (235 logements). A La Défense 2, les appartements des Damiers (65.000 m2) sont répartis en quatre bâtiments de conception identique mais de dimension différentes, caractérisés par une architecture en gradin ménageant des terrasses : les Damiers d'Anjou, de Bretagne, de Champagne et du Dauphiné. L'ensemble est dominé par les 27 étages de la tour Neptune, également des mêmes architectes.

 

CES DES RENARDIERES


CES 600

La Fonta

1981

Ce CES de 600 élèves est orienté essentiellement vers le parc des Renardières, tournant ainsi le dos aux nuisances générées par le boulevard circulaire. L'exiguité du terrain et sa pente ont conduit La Fonta à poser le centre omnisport prévu au programme sur le toit du bâtiment du CES. Cette disposition a induit une silhouette qui s'harmonise avec l'environnement du Parc. Les façades traitées en céramique aux coloris frais apportent une note de gaieté. A l'extérieur, les cours de jeux, un théâtre de verdure, des talus plantés s'étagent par paliers successifs, accompagnant la pente naturelle.
 

 

Henri La Fonta


Henri La Fonta pratique d'abord la sculpture et la peinture à Biarritz, sa ville natale. Mais sa formation à l'Ecole Camondo le conduit vers l'architecture. Il se forge une expérience dès 1951 au Maroc comme collaborateur d'architecte puis à Paris à partir de1960 où il travaille pour plusieurs bureaux d'étude importants. C'est en 1977 qu'il fonde sa propre agence. Elle s'impose rapidement grâce à la créativité et la rigueur conceptuelle de ses réalisations. A La Défense, il est le principal artisan du renouveau architectural des années 80 en concevant les premiers immeubles de bureaux de 3ème génération, principalement sur le quartier Michelet.

 

Jacques Binoux, Michel Folliasson et associés


Architectes DPLG de l'Ecole Nationale de Beaux Arts de Paris, Jacques Binoux est également Master of Architecture du M.I.T. (Massachusetts Institut of Technology) et Michel Folliasson Grand Prix de Rome. Ils réalisent ensemble de nombreux édifices publics comme la Préfecture et la Cité administrative de Seine-Saint Denis et la Chambre de Commerce et d'Industrie interdépartementale de Pontoise. Leurs autres réalisations vont de l'hôtellerie à l'industrie, en passant par les immeubles de bureaux. De1975 à 1990, ils ont construit à La Défense une dizaine de tours et d'immeubles, (bureaux , logements, hôtels), principalement groupés dans le quartier de La Défense 1.
 



23 - Les 4 Temps, Les Miroirs

 


CENTRE COMMERCIAL LES 4 TEMPS


110.000 m2 de commerces - 3 niveaux

Dimitrijevic et Lagneau (ATEA), Lenclos, coloriste - 1981

"La lumière naturelle. Voilà ce qui nous différencie des autres centres commerciaux..." déclare volontiers Jean Dimitrijevic, l'architecte principal du Centre des 4 Temps. En effet, les rues intérieures et les places sont baignées par la lumière zénithale. La décoration très étudiée donne une identité à chaque lieu : entrelacs d'arcades, kaleïdoscope de miroirs, œuvres d'art, murs gravés... De plus, chaque escalier, chaque verrière a une forme originale. Ce centre commercial (le plus grand d'Europe avec 230.000 m2) était un pari sur l'avenir lorsqu'il a été décidé en 1972. Un pari commercial et un pari technique ; il a nécessité plus de 15.000 plans. Les poteaux traversant les quatre niveaux de parkings sont implantés sur une trame large de 16 mètres par 8 : une performance pour supporter les  530.000 tonnes du centre.


LES MIROIRS


106.300 m2 HO - 16 étages

La Fonta - 1981

Les Miroirs marquent un tournant dans l'architecture de La Défense : c'est le premier immeuble de bureau de la troisième génération. Cet ensemble est composé de huit corps de bâtiments s'articulant tel un paravent autour d'une place centrale. L'aménagement de cette place qui donne accès aux immeubles a fait l'objet de soins particuliers. En son centre, des cylindres décorés par Deverne émergent d'un bassin situé en contrebas ; ils assurent les liaisons verticales (ascenseurs, escalators...) avec les étages de restaurants, les parkings... Ils abritent également les locaux techniques de renouvellement d'air. Les façades sont traitées par un mur rideau en glace athermique, ponctuée par une trame revêtue de granit noir d'Afrique du Sud.

 

Jean Dimitrijevic et Lagneau


Né en 1926 à Paris, Jean Dimitrijevic est un professionnel complet : architecte DPLG, il est également Graduate Study in Architecture du Massachusetts Institut of Technology et urbaniste SFU. A ce titre, il conçoit la ville nouvelle d'Edéa au Cameroun et celle de Cansado en Mauritanie (1958). Il se fait connaître en France avec la Maison de la Culture du Havre (1962) et le port de plaisance et les résidences des Marines de Cogolin sur le golfe de Saint Tropez (1971/1987). Très diversifiée, son architecture se caractérise par une grande rigueur de dessin : les lignes droites jouent de leur l'orthogonalité et les aplats de surfaces claires sont tranchés par la géométrie sombre des ouvertures et des ombres portées.